L'interféromètre de Fabry-Pérot (1897) est formé de deux miroirs partiellement réfléchissants parallèles, séparés d'une distance $e$. Contrairement au Michelson (2 ondes), il exploite les interférences à ondes multiples : chaque aller-retour entre les miroirs génère une onde transmise, et toutes ces ondes interfèrent.
Si $R$ est le coefficient de réflexion en intensité de chaque miroir, la transmittance (fraction d'intensité transmise) en fonction de la différence de marche $\delta = 2ne\cos\theta$ est :
La transmittance vaut 1 (maximum) quand $\varphi = 2p\pi$, soit $\delta = p\lambda_0$. Les pics de transmission sont très étroits quand $R$ est grand (miroirs très réfléchissants).
| Nombre d'ondes | Michelson : 2 · Fabry-Pérot : multiple ($\gg 2$) |
| Profil des franges | Michelson : sinusoïdal · FP : pics très fins (Airy) |
| Pouvoir de résolution | FP très supérieur ($\mathcal{R}$ jusqu'à $10^7$) |
| Application typique | Michelson : métrologie · FP : spectroscopie haute résolution |
Comparez la largeur des pics selon la réflectivité des miroirs.
Un réseau de diffraction en transmission est composé de $N$ fentes équidistantes de largeur $a$, séparées par un pas $d$ (distance entre fentes consécutives). L'onde transmise est la superposition de $N$ ondes diffractées, produisant une figure d'interférences à $N$ sources avec enveloppe de diffraction.
En incidence normale ($\theta_i = 0$), la relation se simplifie en $d\sin\theta_p = p\lambda_0$.
$d = 1/600\ \text{mm} \approx 1667\ \text{nm}$. Pour $\lambda_0 = 589\ \text{nm}$ (sodium) à l'ordre 1 :
$$\sin\theta_1 = \frac{589}{1667} \approx 0{,}353 \quad \Rightarrow \quad \theta_1 \approx 20{,}7°$$
L'ordre maximum accessible : $p_\text{max} = \lfloor d/\lambda_0 \rfloor = \lfloor 2{,}83 \rfloor = 2$.
Figure de diffraction en temps réel avec enveloppe de fente unique et pics du réseau.
La diffraction est le phénomène par lequel une onde contourne les obstacles et se propage dans les zones d'ombre géométrique. Elle est d'autant plus marquée que $\lambda$ est grand devant la taille de l'ouverture.
Deux sources ponctuelles sont juste résolues quand le maximum de diffraction de l'une coïncide avec le premier minimum de l'autre :
Figure de diffraction de Fraunhofer avec enveloppe analytique.
Une onde électromagnétique transversale peut être polarisée : le vecteur champ électrique $\vec{E}$ oscille selon une direction privilégiée. La lumière naturelle est non polarisée (toutes les directions d'oscillation sont présentes et varient aléatoirement).
| Rectiligne (linéaire) | $\vec{E}$ oscille selon un axe fixe. Ex. : après un polariseur. |
| Circulaire | $\vec{E}$ tourne à vitesse angulaire constante, amplitude constante. |
| Elliptique | Cas général : $\vec{E}$ décrit une ellipse. Comprend linéaire et circulaire comme cas particuliers. |
| Non polarisée | Direction de $\vec{E}$ varie aléatoirement (lumière naturelle). |
Lorsqu'une lumière polarisée linéairement d'intensité $I_0$ traverse un polariseur dont l'axe fait un angle $\theta$ avec la direction de polarisation :
À l'angle de Brewster $\theta_B$, la lumière réfléchie par une surface diélectrique est totalement polarisée (composante $p$ absente) :
Visualisez l'intensité transmise en fonction de l'angle entre deux polariseurs croisés.